Vous possédez une photographie, un dessin ou une installation d’Abbas Kiarostami et vous vous interrogez sur sa valeur actuelle ? Récompensé dans les plus grands festivals de cinéma, Kiarostami est aussi un artiste plasticien dont les œuvres sont de plus en plus prisées. Cette page vous aide à comprendre comment se forme la cote de ses créations visuelles.

Cote, valeur et estimation des œuvres de Abbas Kiarostami (1940-2016)

Loin d’être uniquement cinéaste, Abbas Kiarostami a exploré tout au long de sa vie la photographie, la poésie visuelle, le dessin et l’installation. Sa production plastique, méditative et épurée, trouve aujourd’hui une audience croissante sur le marché de l’art contemporain, au croisement de l’Orient et de l’Occident.

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Une cote portée par l’aura internationale de l’artiste

Le rayonnement cinématographique de Kiarostami a contribué à asseoir l’intérêt pour ses pratiques plastiques. Depuis les années 2000, ses photographies, installations et dessins sont présentés dans des galeries et musées d’art contemporain. Les collectionneurs, notamment en France, aux États-Unis et au Japon, s’intéressent de plus en plus à ses séries photographiques et à ses explorations visuelles.

Photographies : une demande soutenue pour les séries emblématiques

La photographie est sans doute le médium le plus identifiable dans l’œuvre plastique de Kiarostami. Il réalise des séries en noir et blanc (routes enneigées, arbres solitaires, paysages vides) marquées par une forte poésie contemplative. Ces tirages, réalisés en séries limitées, sont signés et souvent datés. Ils s’échangent aujourd’hui entre 3 000 et 15 000 euros, selon le format, la rareté de la série et la présence d’une signature.

Installations et impressions sur verre ou aluminium

Dans les années 2000, Abbas Kiarostami conçoit aussi des installations visuelles, jouant sur la transparence, les reflets et les superpositions. Certaines de ses œuvres ont été réalisées sur verre sérigraphié ou aluminium. Ces pièces, plus rares, peuvent atteindre entre 10 000 et 30 000 euros si elles sont authentifiées et exposées dans un contexte reconnu.

Dessins et esquisses : un marché très confidentiel

Peu connus du grand public, les dessins de Kiarostami apparaissent ponctuellement sur le marché. Il s’agit souvent de projets d’installation, de calligraphies ou de croquis liés à ses travaux filmiques. Ces feuilles uniques peuvent valoir entre 1 000 et 5 000 euros selon la provenance, le format et la rareté.

Tableau récapitulatif de la cote des œuvres de Abbas Kiarostami

Type d’œuvre Fourchette de prix estimative Commentaires
Photographie noir et blanc (série limitée) 3 000 € à 15 000 € Tirages signés, formats moyens ou grands
Installation / impression sur verre ou aluminium 10 000 € à 30 000 € Œuvres plus rares, exposées en galeries
Dessin, esquisse ou calligraphie 1 000 € à 5 000 € Feuilles uniques ou carnets de travail

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Abbas Kiarostami (1940–2016) : un poète visuel entre Iran et Occident

Un artiste pluriel, né dans un Iran en mutation

Abbas Kiarostami naît le 22 juin 1940 à Téhéran, dans une famille bourgeoise et cultivée. Passionné par le dessin et la poésie, il étudie les beaux-arts à l’Université de Téhéran tout en travaillant dans la publicité. Cette double formation graphique et littéraire irriguera toute son œuvre future. Dans les années 1960, il rejoint le Kanoun, Institut pour le développement intellectuel des enfants et adolescents, où il tourne ses premiers courts-métrages éducatifs. Le cinéma devient vite pour lui un outil de poésie du réel.

Les années 1970–1980 : filmer la vérité du quotidien

Dès ses premiers films, Kiarostami affirme un style très épuré, attentif aux gestes simples et aux silences. « Le Passager » (1974) ou « Le pain et la rue » (1970) mêlent fiction et documentaire. Après la révolution islamique de 1979, il poursuit son travail avec discrétion, refusant l’exil contrairement à d’autres artistes iraniens. Il tourne « Où est la maison de mon ami ? » (1987), premier volet d’une trilogie consacrée à la vie rurale. Cette approche humaniste et poétique lui vaut une reconnaissance internationale croissante.

La reconnaissance internationale : Palme d’or et carrière mondiale

Avec « Close-Up » (1990), « Et la vie continue » (1992) et « Au travers des oliviers » (1994), Kiarostami dépasse les frontières du cinéma iranien. En 1997, il reçoit la Palme d’or à Cannes pour « Le Goût de la cerise », film minimaliste et profond sur le suicide. Ce succès assoit sa stature de maître du cinéma mondial. Il devient un artiste voyageur, intervenant dans des festivals, réalisant des expositions et entamant une carrière de photographe dans les années 2000.

La photographie et l’art contemporain : une seconde vie d’artiste

Dès les années 2000, Kiarostami expose ses photographies : routes désertes, paysages de neige, arbres isolés. Sa vision minimaliste, sans figures humaines, traduit une pensée méditative. Il publie des recueils de haïkus et de poésie persane, explore la vidéo et les installations. Il tourne aussi à l’étranger, comme « Copie conforme » (2010) en Italie avec Juliette Binoche. Sa création plastique devient indissociable de son regard de cinéaste.

Une fin de carrière marquée par l’expérimentation

Jusqu’à sa mort en juillet 2016, Abbas Kiarostami reste un explorateur : il conçoit des installations visuelles, publie des poèmes, photographie les routes du nord de l’Iran et crée des œuvres hybrides entre film, image et poésie. Il laisse une trace durable dans la culture contemporaine, à la fois cinéaste, poète, penseur et plasticien. Son influence est visible chez de nombreux artistes visuels contemporains, en Iran comme en Europe.

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