À combien s’élève aujourd’hui la valeur d’une œuvre d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès (1880-1958) ? Peintures balinaises, croquis de voyage, huiles lumineuses : chacune de ses œuvres possède une cote spécifique sur le marché de l’art. Ce guide vous permet de mieux comprendre comment se forment les prix, selon la technique et le sujet représenté. Il vous accompagne dans la démarche d’estimation gratuite de votre œuvre.

Cote, valeur et estimation des œuvres d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès (1880-1958)

Artiste-voyageur à la trajectoire singulière, Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès est particulièrement célèbre pour ses peintures réalisées à Bali, où il passa la seconde moitié de sa vie. La puissance décorative et la sensualité de ses compositions attirent aujourd’hui collectionneurs européens et asiatiques. Que vous possédiez une toile de ses débuts impressionnistes ou une scène exotique baignée de lumière balinaise, son marché reste actif et les prix peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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Une cote soutenue portée par l’exotisme et l’élégance

Le marché des œuvres de Le Mayeur est stable, avec des prix qui reflètent à la fois la rareté de certaines périodes, la qualité d’exécution et la renommée internationale de l’artiste, notamment en Indonésie et en Asie du Sud-Est. Les œuvres authentifiées, en bon état et bien documentées peuvent susciter un intérêt important, particulièrement auprès des collectionneurs avertis du monde asiatique et européen.

Quels types d’œuvres Adrien-Jean Le Mayeur a-t-il réalisés ?

L’œuvre de Le Mayeur se décline en plusieurs techniques et supports :

  • Peintures à l’huile sur toile : sujet principal de sa production, surtout à partir des années 1930.
  • Dessins et croquis : réalisés lors de ses nombreux voyages (Tunisie, Cambodge, Inde, etc.).
  • Aquarelles : plus rares, souvent issues de la période antérieure à Bali.
  • Gravures et impressions : marginales dans son œuvre, leur présence sur le marché est très limitée.

Estimation des peintures à l’huile de Le Mayeur

Les huiles sur toile représentent le cœur de la production et de la cote de l’artiste. Très prisées, notamment celles représentant des scènes balinaises — femmes en sarong, rizières, scènes de danse — elles se distinguent par une palette chaude, une lumière chatoyante et un charme orientaliste unique.

Type d’œuvre Plage de prix estimative Sujets
Peinture à l’huile grand format 40 000 € à 180 000 € Scènes de danse balinaise, intérieurs exotiques
Peinture à l’huile de format moyen 20 000 € à 80 000 € Portraits de Ni Pollok, femmes au jardin
Petites huiles ou esquisses 8 000 € à 20 000 € Paysages, études préparatoires

Valeur des dessins et croquis de Le Mayeur

Les dessins à l’encre ou au crayon, souvent réalisés en voyage ou comme études pour des compositions peintes, attirent les amateurs de carnets de route. Leur prix varie selon le sujet et la qualité d’exécution.

  • Dessins figuratifs ou portraits balinais : entre 3 000 € et 10 000 €
  • Croquis plus sommaires : entre 800 € et 3 000 €

Ces œuvres sur papier nécessitent une bonne conservation (protection contre l’humidité et les UV) pour conserver leur valeur.

Estimation des aquarelles d’Adrien Le Mayeur

Plus rares sur le marché, les aquarelles réalisées durant ses séjours en Afrique du Nord, en Inde ou en Asie témoignent d’une touche vive et spontanée. Leur valeur dépend beaucoup de la datation et du degré d’achèvement :

  • Aquarelle aboutie, encadrée : entre 5 000 € et 15 000 €
  • Étude ou esquisse aquarellée : entre 2 000 € et 6 000 €

Gravures et œuvres imprimées

Il existe très peu de gravures ou de lithographies d’Adrien Le Mayeur. Lorsqu’elles apparaissent, leur valeur reste modeste, faute de notoriété dans ce domaine :

  • Gravure signée et datée : entre 500 € et 2 000 €

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Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès (1880-1958) : Biographie d’un peintre voyageur entre Europe et Bali

Jeunesse belge et formation artistique

Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès naît le 9 février 1880 à Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles, au sein d’une famille d’ingénieurs. Rapidement attiré par le dessin et la peinture, il suit des cours à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Ses premières œuvres, influencées par l’impressionnisme, témoignent d’un intérêt pour la lumière naturelle et les effets de plein air.

Une vie façonnée par le voyage

Dès sa jeunesse, Le Mayeur manifeste une curiosité insatiable pour les cultures étrangères. Il entreprend de nombreux voyages en Méditerranée et en Afrique du Nord, en particulier en Tunisie et au Maroc, où il s’imprègne des couleurs vives, des architectures orientales et des scènes de vie quotidienne. Ces séjours nourrissent son goût pour l’exotisme, qui deviendra une signature de son style pictural.

La Première Guerre mondiale et les débuts de reconnaissance

Durant la Première Guerre mondiale, il sert comme officier de liaison dans l’armée belge. Cette période difficile ralentit sa production artistique, mais ne tarit pas son ambition. Dans les années 1920, il reprend ses voyages, explorant cette fois-ci l’Inde, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge. Il y réalise des centaines d’esquisses et de tableaux, souvent dans une palette chaude et chatoyante.

Une installation décisive à Bali

En 1932, Le Mayeur découvre Bali. Fasciné par la beauté des paysages, la lumière tropicale, la culture hindouiste et les danses traditionnelles, il décide de s’y installer définitivement. Il s’installe à Sanur, village côtier paisible. Là, il rencontre Ni Pollok, jeune danseuse balinaise, qui devient sa muse et compagne de vie. Elle figure dans la majorité de ses œuvres des années 1930 à 1950.

Le style de Le Mayeur évolue alors vers une peinture décorative et sensuelle, proche des orientalistes mais empreinte d’un naturalisme lumineux. Il peint des scènes de la vie balinaise : femmes au bain, offrandes, cérémonies religieuses, danses. Sa maison à Sanur devient un lieu de vie bohème et d’accueil d’artistes et de visiteurs européens. Elle est aujourd’hui le musée Le Mayeur, conservant une partie de son œuvre.

Un succès local et international

Ses œuvres sont rapidement exposées à Singapour, Jakarta, Bombay ou encore Tokyo. Le Mayeur connaît un succès grandissant auprès des diplomates, des voyageurs et des collectionneurs occidentaux en quête d’exotisme. Sa peinture, très identifiable, devient symbole d’un certain rêve colonial idéalisé. Si l’artiste vit à Bali, son réseau de vente reste actif entre l’Europe et l’Asie.

La fin de vie et l’héritage

Atteint d’un cancer de l’œil, Adrien Le Mayeur est rapatrié à Bruxelles en 1958, où il meurt quelques semaines plus tard, le 31 mai. Il laisse derrière lui une œuvre prolifique, colorée, hédoniste, qui a su capter l’essence d’un Bali aujourd’hui disparu. Son héritage reste vivace à travers le musée Le Mayeur de Sanur, mais aussi par la présence régulière de ses œuvres dans les ventes d’art orientaliste.

Influences et style

Le style de Le Mayeur est parfois comparé à celui de Henri Matisse pour l’usage vibrant de la couleur, ou de Paul Gauguin pour l’exotisme assumé. Cependant, il reste unique par son attachement profond à la culture balinaise et son traitement très décoratif de la lumière. La luxuriance de ses compositions, la douceur des visages et la sensualité discrète de ses modèles en font un peintre à part dans l’histoire de l’orientalisme du XXe siècle.

Son œuvre se situe à la croisée des traditions impressionnistes européennes et d’un regard postcolonial sur l’Asie du Sud-Est. Elle fascine encore aujourd’hui par son pouvoir évocateur et sa beauté plastique.

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