À combien s’estime aujourd’hui une œuvre d’Erró (1932) ? Peinture, dessin, sculpture ou collage : chaque technique de l’artiste islandais a sa propre cote. Cette page vous donne les repères clés pour comprendre la valeur de ses œuvres, selon leur support, leur sujet et leur période de réalisation. Faites estimer gratuitement votre œuvre par un commissaire-priseur spécialisé.

Cote, valeur et estimation des œuvres d’Erró (1932)

Peintre majeur du mouvement de la figuration narrative européenne, Erró est connu pour ses collages peints foisonnants, ses compositions visuelles saturées de références politiques, populaires et artistiques. Le marché de l’art reconnaît aujourd’hui l’importance de son travail, et certaines de ses œuvres atteignent plusieurs dizaines de milliers d’euros aux enchères. Voici un guide pour comprendre les différentes techniques qu’il utilise et leurs estimations moyennes sur le marché de l’art contemporain.

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Une cote soutenue par l’originalité de son langage visuel

Erró possède une place à part dans l’art contemporain européen. Par son esthétique unique, qui emprunte autant à la bande dessinée qu’à la propagande soviétique ou à la culture pop américaine, il touche un public large. La richesse visuelle et politique de son œuvre, combinée à une production abondante, permet de proposer une palette de prix assez large selon la nature des pièces.

Les peintures : le support le plus valorisé

Les peintures acryliques sur toile d’Erró, surtout celles de grand format et datant des années 1970 à 1990, sont les plus recherchées.

  • Petits formats (inférieurs à 50 cm) : entre 4 000 et 12 000 euros
  • Formats moyens (50 cm à 100 cm) : entre 12 000 et 25 000 euros
  • Grands formats : entre 25 000 et 80 000 euros

Les collages originaux : une production clé

Erró travaille souvent par collages, qui constituent les bases de ses peintures. Ces collages originaux sont aujourd’hui considérés comme des œuvres en soi.

  • Collages sur papier : entre 2 000 et 8 000 euros
  • Grands collages encadrés : jusqu’à 12 000 euros

Les dessins et encres sur papier

Les dessins d’Erró peuvent attirer l’intérêt des collectionneurs, notamment lorsqu’ils préparent une grande composition.

  • Dessins isolés ou esquisses : entre 800 et 2 000 euros
  • Feuilles plus travaillées : jusqu’à 4 000 euros

Les estampes et impressions

Erró a également produit des lithographies, sérigraphies et gravures, souvent en édition limitée.

  • Estampes signées numérotées : entre 300 et 1 200 euros
  • Portfolios complets : jusqu’à 3 000 euros

Les sculptures : rares mais présentes

La production sculptée d’Erró est plus marginale mais attire un public de connaisseurs.

  • Petites sculptures en résine : entre 2 000 et 5 000 euros
  • Bronzes ou pièces monumentales : de 8 000 à 20 000 euros

Quels critères influencent la valeur d’une œuvre de Erró ?

  • La date : les œuvres des années 1960-1980 sont très recherchées.
  • Le sujet : les scènes politiques ou culturelles marquantes ont une forte portée.
  • L’état de conservation : une restauration maladroite peut dévaluer l’œuvre.
  • La provenance : une origine documentée renforce l’attractivité.

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Erró (1932) : une vie d’images, de voyages et de décollages critiques

De son vrai nom Gudmundur Gudmundsson, Erró est né en 1932 à Olafsvik, en Islande. Figure majeure de la figuration narrative européenne, son style visuel saturé de motifs empruntés aux mass media et à l’histoire politique contemporaine en fait un artiste inclassable, entre Pop Art, collage politique et bande dessinée subversive.

Des débuts entre Europe du Nord et Italie

Erró entame sa formation artistique à Reykjavik, avant de rejoindre l’académie des Beaux-Arts d’Oslo, puis de poursuivre à Florence, où il s’initie à la mosaïque. L’Italie le marque durablement.

Un citoyen du monde et de l’image

Erró voyage intensément : Ceylan, Tokyo, New York, Cuba, Chine, URSS, Inde, Vietnam… Il collecte partout images, journaux, publicités, tracts. Ces documents deviennent le substrat de ses collages et de ses peintures.

La figuration narrative et l’engagement politique

Dans les années 1960-1970, Erró réalise ses séries les plus emblématiques, mêlant imagerie communiste et culture pop. Il développe une critique acérée de la guerre, du pouvoir, des médias. Ses œuvres deviennent immenses, envahies de super-héros, de dictateurs, de figures publicitaires.

Une reconnaissance muséale internationale

Erró bénéficie depuis les années 1990 d’une reconnaissance croissante. Une importante rétrospective lui est consacrée en Islande en 2001. Ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées.

Conclusion

Erró est un artiste total, qui a fait de l’image une arène politique et plastique. Le marché de ses œuvres est aujourd’hui actif, international, et porté par la richesse de son univers visuel.

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