Vous possédez une sculpture colorée, un dessin humoristique ou une peinture vive signée Richard Di Rosa ? Cet artiste emblématique du mouvement des « Figurations libres » occupe une place singulière sur le marché de l’art contemporain français. Avant toute démarche de vente, il est essentiel de comprendre la valeur réelle de votre œuvre. Ce guide vous offre toutes les clés pour estimer une œuvre de Richard Di Rosa.

Cote, valeur et estimation des œuvres de Richard Di Rosa (né en 1959)

Figure emblématique de la scène artistique française des années 1980, Richard Di Rosa, aussi appelé « Buddy », séduit par un univers foisonnant, coloré, empreint de culture populaire, de bande dessinée et de rock. Cofondateur du mouvement de la Figuration libre, il est aujourd’hui reconnu pour ses sculptures humoristiques, ses dessins expressifs et ses peintures vives. Mais quelle est la valeur actuelle d’une œuvre signée Di Rosa ? Quels supports sont les plus recherchés ? Comment les faire estimer au juste prix ?

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Une cote portée par une œuvre originale et joyeuse

Richard Di Rosa bénéficie d’un marché actif et bien identifié. Les collectionneurs apprécient particulièrement l’irrévérence de son style, son usage de la couleur, ses références à la culture populaire et son ancrage historique dans le mouvement de la Figuration libre. Bien que les prix restent accessibles comparés à ceux d’artistes internationaux, certaines œuvres phares peuvent atteindre des montants significatifs, notamment les sculptures emblématiques et les grands formats peints ou dessinés.

Estimation des sculptures de Richard Di Rosa

Les sculptures de Di Rosa sont sans doute les œuvres les plus emblématiques de son univers. Réalisées en résine peinte, parfois en bronze ou plâtre, elles représentent des personnages caricaturaux et expressifs, souvent teintés d’humour.

  • Petites sculptures en résine : entre 1 500 € et 4 000 €
  • Œuvres de taille moyenne (40-70 cm) : entre 4 000 € et 8 000 €
  • Sculptures monumentales (1 mètre et plus) : entre 10 000 € et 25 000 € selon l’édition, la provenance et l’état
  • Bronzes ou pièces uniques : parfois au-delà de 30 000 €

Les œuvres signées, datées et référencées dans des catalogues d’expositions bénéficient d’une meilleure valorisation. L’état de conservation est un facteur essentiel, notamment pour les pièces en résine ou plâtre.

Dessins et œuvres sur papier : une expression libre et accessible

Di Rosa a produit une multitude de dessins à l’encre, gouaches ou aquarelles sur papier. Moins chers que ses sculptures, ces travaux présentent une belle entrée pour les amateurs de son univers visuel.

  • Dessins à l’encre ou feutre : entre 500 € et 1 500 €
  • Œuvres à la gouache ou aquarelle : entre 1 000 € et 3 000 € selon le format et la qualité graphique
  • Séries ou portfolios signés : autour de 2 000 € à 4 000 €

Les œuvres accompagnées d’une attestation ou d’une publication bénéficient d’une valorisation accrue. Un dessin daté des années 1980, période historique du mouvement Figuration libre, peut susciter un intérêt particulier.

Peintures : une cote croissante pour les toiles vives

Moins fréquentes que ses sculptures ou dessins, les peintures sur toile de Di Rosa existent néanmoins, en particulier dans les années 1980-1990. Elles représentent souvent des scènes loufoques, colorées, animées d’un esprit punk et ludique.

  • Petites toiles (sous 50 cm) : entre 2 000 € et 4 000 €
  • Formats moyens : entre 5 000 € et 10 000 €
  • Grands formats (> 1 mètre) : entre 12 000 € et 25 000 €, voire davantage pour les œuvres historiques

Comme pour la sculpture, l’origine, la date de création et la participation à des expositions ou publications renforcent fortement la valeur marchande.

Œuvres multiples, éditions et objets

Richard Di Rosa a également réalisé des multiples en série limitée : lithographies, sérigraphies, objets d’art décoratif. Ce sont des œuvres plus accessibles.

  • Sérigraphies signées et numérotées : entre 300 € et 800 €
  • Objets d’art (meubles, figurines, céramiques) : de 500 € à 2 000 € selon rareté et édition

Les éditions rares ou accompagnées d’un certificat peuvent susciter l’intérêt des collectionneurs spécialisés.

Critères influençant l’estimation d’une œuvre de Di Rosa

Pour évaluer la valeur d’une œuvre, les commissaires-priseurs s’appuient sur plusieurs critères objectifs :

  • L’authenticité : signature, provenance, certificat éventuel
  • La période : les œuvres des années 1980 sont généralement plus recherchées
  • Le support : les sculptures attirent davantage d’acheteurs
  • La rareté : les pièces uniques et les œuvres monumentales sont plus cotées

Vous possédez une œuvre de Richard Di Rosa et souhaitez connaître sa valeur exacte sur le marché actuel ?

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Richard Di Rosa (né en 1959) : Biographie complète et contexte historique

Une enfance entre art et culture populaire

Né en 1959 à Sète, dans le sud de la France, Richard Di Rosa baigne dès son plus jeune âge dans un environnement propice à la création. Son frère aîné, Hervé Di Rosa, deviendra lui aussi un artiste reconnu. Ensemble, ils nourrissent une passion commune pour la bande dessinée, les films de série B, la musique punk et la culture populaire en général — autant de références qui formeront plus tard l’identité du mouvement de la Figuration libre.

Les débuts et la fondation de la Figuration libre

C’est au début des années 1980 que Richard Di Rosa commence à exposer ses œuvres, dans une France artistique alors dominée par l’abstraction lyrique et l’art conceptuel. Avec son frère Hervé, Rémi Blanchard, François Boisrond ou encore Robert Combas, il participe à la création du mouvement de la Figuration libre en 1981. Ce courant revendique un retour à la narration, à la spontanéité, à l’iconographie populaire, au dessin libre et à la couleur vive. Loin de l’élitisme des avant-gardes, ils prônent une liberté formelle absolue, sans hiérarchie entre culture savante et culture populaire.

Richard Di Rosa, surnommé « Buddy », se distingue par un travail résolument sculptural. Très tôt, il abandonne la peinture pour explorer les possibilités de la résine, du plâtre, du carton ou encore du bronze. Il crée un univers peuplé de personnages grotesques, ludiques, inspirés de la bande dessinée, des dessins animés ou de l’imagerie urbaine. Ses sculptures sont souvent colorées à la bombe, soulignées de noir, comme des dessins en volume.

L’esprit « rock » d’un sculpteur libre

Di Rosa revendique un art populaire, direct, immédiat. Influencé par le punk et le rock alternatif, son travail intègre des références à la culture underground, aux comics américains, à la publicité et à la télévision. Il collabore à plusieurs reprises avec des groupes de musique ou des collectifs artistiques, dans une démarche transdisciplinaire et anti-institutionnelle.

Dans les années 1990 et 2000, il participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Son œuvre évolue, mais conserve une énergie visuelle intense. Il explore également la sculpture monumentale, intervenant dans l’espace public (places, jardins, équipements municipaux) pour y installer des personnages loufoques, aux formes arrondies, évoquant autant les cartoons que la statuaire antique déformée.

Œuvres majeures et reconnaissance

Parmi ses œuvres les plus emblématiques, on retrouve ses séries de sculptures de personnages anonymes — souvent des musiciens, des adolescents, des monstres gentils. Son travail se caractérise par un humour grinçant, un amour pour les volumes ronds et une liberté formelle absolue. Certaines de ses œuvres intègrent également des éléments mécaniques ou sonores.

Richard Di Rosa a aussi contribué à fonder à Sète, avec son frère, le MIAM (Musée International des Arts Modestes), dédié à l’art populaire, aux objets de collection, aux productions non académiques. Ce lieu emblématique témoigne de l’engagement de l’artiste pour une démocratisation de l’art et une revalorisation des formes marginales ou oubliées.

Un artiste singulier dans l’histoire de l’art contemporain français

Richard Di Rosa s’inscrit dans la lignée des artistes qui, à la suite de Dubuffet, revendiquent une forme de création brute, en dehors des institutions classiques. Son œuvre, profondément ancrée dans les années 1980, conserve une pertinence contemporaine par son regard critique sur la société de consommation, les stéréotypes culturels et les médias. Il continue à travailler en France, notamment à Sète, et expose régulièrement dans des galeries ou des expositions collectives.

En mêlant sculpture, dessin, performance et culture populaire, Di Rosa a su créer un langage personnel, immédiatement reconnaissable, qui trouve aujourd’hui encore un écho chez les collectionneurs, amateurs et institutions.

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